Bellegarde, une ville frontière qui retient son souffle

Bellegarde, hiver 1941, la France est coupée  en deux par la ligne de démarcation et ici nous sommes à la frontière avec la zone non occupée.

La neige se mélange à la fumée des locomotives.

Les uniformes vert de gris se mêlent aux blousons sombres des cheminots.

Et au milieu de cette foule, personne ne remarque vraiment l’homme que je suis : Joseph Perréard, employé des Chemins de fer PLM (Paris Lyon Méditerranée).

Pourtant, chaque jour, dans les couloirs de la gare, je croise des silhouettes qui tremblent.

Des familles juives, des jeunes résistants, des indésirables pour Vichy et pour les nazis.

Et j’ai compris une chose :
si je n’aide pas, personne ne le fera.

Ce jour-là, j’ai pris ma décision.

Aider tous ceux qui tentent de traverser la ligne de démarcation.

Les protéger de la barbarie nazie et de la France collaborationniste.

➡️ Je deviendrai passeur.

.Oeuvre d'art de Sophie Pouille en co-création avec les élèves du collège Saint Exupéry de Bellegarde.

Témoignage

Une initiative possible grâce au soutien de la mairie de Bellegarde, de l’intercommunalité Bellegarde Valserhône, de la direction Régionale des affaires culturelles, de la région AURA , du departement de l'Ain et de l'office national des anciens combattants et des victimes de guerre.